Clap de fin !

Notre tour du monde est maintenant terminé. Nous avons retrouvé avec plaisir une vie moins nomade.

Merci à chacun de nous avoir suivi, soutenu, encouragé et aidé pendant ces 9 mois. Ce projet a été fondateur pour notre couple et notre vie !  

Nous savourons aujourd'hui nos premiers moments avec notre fils Armand, né 3 mois après la fin de notre aventure en Septembre 2016. 

Si vous êtes intéressés pour être volontaire au sein des Foyers de Charité, nous vous invitons à vous rendre sur la page des Foyers de Charité ! 

Futurs volontaires !

Naissance d'un Foyer

16 avril 2016

Notre docle vita italienne s’achève ! Ma quale bel viaggio !

Qui ne serait pas conquis par le Foyer de Fornello niché dans la région des Pouilles ? Dans « le Talon de la botte » la nature est grandiose, les petits murs en pierres sèches côtoient les oliviers et les grandes plages de la mer Ionienne et de la mer Adriatique.

Le Foyer de Fornello se situe dans les terres à une cinquantaine de kilomètres de Bari. C’est dans cette région agricole que le deuxième plus jeune Foyer du monde est créé il y a 4 ans (depuis il y a déjà un nouveau Foyer au Congo).

Don Saverio est alors Père de la paroisse de Fornello et il a de nombreuses activités sociales. Il a notamment monté un centre pour les jeunes dépendants de la drogue, une association de soutien scolaire, une banque alimentaire, une banque aux vêtements etc. Il est de ce fait connu comme le loup blanc dans la région ! 

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Mais lors d’une retraite qu’il fait, il y a plus de 15 ans maintenant, au Foyer de Salera (notre précédente visite, si vous suivez :)), le Père ressent très fortement que le Seigneur l’appelle à fonder un Foyer de Charité. L’idée fait doucement son chemin jusqu’à la fondation en mai 2012 du Foyer de Charité de Fornello.

Lors de la création le Père n’est pas seul. Rosa, infirmière de formation, l’a rejoint. Tous deux ils construisent alors pas à pas les fondations de ce nouveau Foyer. Les bâtiments dans lesquels ils habitent sont partagés par trois autres prêtres avec qui ils cohabitent. Ensemble ils essaient de vivre autant que possible une vie commentaire entre leurs multiples activités, le travail d’infirmière de Rosa et la vie paroissiale des prêtres. 

Le Foyer propose aussi environ cinq retraites par an, qui suscitent le réel intérêt des habitants de la région. Mais la situation géographique et l’organisation des bâtiments ne sont pas idéales pour accueillir. Or, ca tombe bien ! Le Foyer a justement hérité d’une vieille ferme typique des pouilles, au cœur d’une forêt de chênes et de pins, plus au calme dans la campagne. Le grand projet de Rosa et du Père c’est donc de faire de ces ruines un Foyer dynamique et accueillant. Vaste programme pour deux personnes déjà bien occupées ! C’est pourquoi on attend ici avec impatience de nouvelles vocations ! 

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Au coeur du Val d'Aoste

8 avril 2016

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Après 2 bonnes semaines de break, nous sommes de retour dans les Foyers de Charité. Et comme il n’y a pas besoin d’aller très loin pour être dépaysé, nous visitons le Foyer de La Salera, dans le Val d’Aoste. Quel plaisir de rester dans les montagnes, le Mont Blanc et le Cervin du côté italien (si si, on est dépaysés)!

Le Foyer est très dynamique et accueille des retraites presque toute l’année. A 800 mètres d’altitudes, au calme au milieu d’une forêt de châtaigniers avec une vue grandiose sur la vallée, l’endroit est idéal. Faustino qui a fêté ses 83 ans cette semaine, a vécu la construction du Foyer en 1981. Il nous raconte les débuts, diapositives à l’appui, quand les retraitants venaient avec leur tente et qu’il n’y avait pas d’eau courante. Le Foyer peut aujourd’hui accueillir 36 personnes en retraites. Le Père Pierluigi a mis en place une formation de 8 weekends pour aider à discerner. Cet enseignement qu’il tient du cardinal Martini attire de nombreux jeunes.

Dans les chalets tout en bois (imaginez-vous la Flatière pour ceux qui connaissent), les 10 membres s’activent. Cette semaine c’est Angela qui cuisine, et on apprécie particulièrement sa polenta. Deux fois par semaine, Alberto descend étudier la théologie à Turin. Tous les lundis, Linda chante à la maison de retraite de Saint-Vincent. La famille du Foyer est très intégrée dans la vie du village. Mais en général, le quotidien se déroule paisiblement, au rythme des saisons et de la forêt. Nous retrouvons une vie de famille, à la montagne. Le rêve pour reprendre notre mission !

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Le sac au dos

5 mars 2016

Ces derniers jours on les a passés le sac au dos à voyager, et ça vaut le coup de vous raconter quelques épisodes de nos découvertes. D’abord nous avons passé deux jours au Foyer de Charité de Phu Dong. A seulement 100 kilomètres du Foyer où nous logeons, on est cependant dépaysés, c’est vraiment la campagne ! Le jardin du Foyer est magnifique, il concurrencerait (presque) la Flatière ! Si on lui ajoutait un peu de vue …

En tout cas les fleurs à cette saison sont splendides et on est ravis de se promener dans le jardin au milieu des bonzaïs à l’ombre des palmiers. Comme souvent au Vietnam tout est soigné dans les moindres détails, jusqu’au plus petit des arbustes, taillé en cône. Ce qui nous donne l’impression d’être dans un paysage en miniature.

Dans ce Foyer une trentaine de membres (tous très jeunes !) accueillent des retraites et vivent de belles missions d’apostolats. Dans leur fabrique d’hosties, plus de 10 kilos sont produits tous les jours et vendus dans les communautés alentours. Nous essayons tant bien que mal de comprendre un peu mieux leur vie quotidienne mais la barrière de la langue est immense !  Ici on ne parle que le vietnamien. Mais on est toujours accueillis avec des grands sourires et on ne risque pas de manquer de quoi que ce soit, on nous rempli même notre assiette au fur et à mesure qu’on la vide.

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Après ces deux jours, on nous propose de nous joindre aux « amis du Foyer » pour un pèlerinage sur les pas du Père François-Xavier Dièp. Ce Père dont la mort en martyr permit de sauver 70 fidèles en 1946 et qui est aujourd’hui vénéré dans tout le delta du Mékong.

Pour nous ce fut une expérience « locale » ! Parachutés au milieu d’un groupe de vietnamiens donc aucun ne parle ni français, ni anglais. L’organisation nous fait sourire et on est complètement perdus ! Le rendez-vous est donné à 2h du matin, on ne décolle qu’à 4h après être descendu et remonté une dizaine de fois du bus. Ne nous demandez pas pourquoi, on a pas compris !

Il faut une dizaine d’heures pour atteindre la paroisse du Père François. Rythmé par le klaxon incessant du chauffeur, les pauses pipis dans les fourrés sur les côtés de la route, les sortes de crêpes de poissons les banh bao qui circulent dans les rangs, l’excitation et les cris des vietnamiens, les films humoristiques à la télé, c’est tout sauf calme ! On tente de comprendre ce qui nous attend, mais c’est peine perdue. Quand on pense s’arrêter pour le repas on visite en fait une église. Quand on pense être arrivé il faut en fait reprendre un autre bus plus petit cette fois. Et pour comprendre l’horaire de la messe du matin, c’est mission impossible ! En bref ce fut une belle plongée dans la culture locale, mais on ne peut pas dire que notre pèlerinage fut très spirituel, on a rien compris ! 

Notre périple s’achève par la visite du dernier Foyer du Viêtnam, Ben Thrieu. Situé dans Ho Chi Minh, on l’atteint par une petite rue où grouille une animation peu commune. Les vendeurs d’objets religieux et les restaurants de Phò se partagent le moindre petit espace disponible. On comprend rapidement pourquoi toute cette effervescence. Le Foyer est en charge d’un très grand centre de pèlerinage en l’honneur de Notre Dame de Fatima qui attire des milliers de personnes par mois. On tombe le 13 du mois et c’est en plus un jour de fête particulier, celui de l’apparition de la vierge à Fatima. Le Foyer de Ben Thrieu se charge de faire vivre spirituellement le centre et ils s’occupent aussi d’une petite école maternelle.

Mais on peut témoigner au terme de ces trois découvertes de la foi profonde et fidèle des vietnamiens : leurs églises toutes pleines pour la messe de 4h du matin, les pèlerinages qui attirent des centaines de personnes même en semaine, les vocations qui abondent et surtout chez les jeunes. Séjour bluffant et dépaysant.

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Cao Thaï les bonzaïs

1er mars 2016

Durant notre mois au Vietnam, nous partageons la vie du Foyer de Cao Thaï. De tous les Foyers que nous avons visité, c’est sans doute celui qui a la moyenne d’âge la plus jeune. Il faut dire qu’au Vietnam les vocations ne manquent pas. Nous sommes très surpris par le nombre de séminaristes et de religieuses que nous rencontrons. Il est fréquent de retrouver plusieurs consacrés par famille. Et les Foyers de Charité ne dérogent pas à la règle, avec 34 membres pour le seul Foyer de Cao Thaï.

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Les activités au Foyer sont elles aussi très nombreuses. Le matin, tout le monde se retrouve à 5h dans la chapelle, pour les laudes suivies de la messe. A 7h, après le bol de noodles (Phò pour les locaux, prononcé « Pheeeu ») et le pâté, chacun vaque à ses activités. Il faut préparer le repas pour les retraitants, faire le ménage des 5 étages des bâtiments, arroser le jardin, tailler les bonzaïs, balayer la cour, ranger la bibliothèque, visiter le Père François-Xavier, l’ancien père du Foyer, travailler à l’école maternelle, etc.

7h, c’est d’ailleurs l’heure d’arrivée des 300 enfants de l’école. Tous les matins, les scooters se succèdent à l’entrée du Foyer pour y déposer les enfants. Dans leurs uniformes roses et blancs, ils sont éveillés à l’écriture, la découverte de la nature ou l’anglais par les membres de Foyer. Le repas de midi et la sieste font partie du programme. L’école est réputée et accueille des enfants de familles bouddhistes ou communistes, qui finissent par faire prier le bénédicité à leur famille « parce qu’ils le font à l’école ».

A 11h, c’est l’heure du traditionnel riz-courgettes-poisson, accompagné à chaque fois d’un ou deux nouveaux plats de légumes verts, de petits morceaux de viande, et de fruits en tout genre, du durian au jacquier. Après la vaisselle, le soleil est assommant, c‘est l’heure de la sieste. En fin d’après-midi, certains membres se rendent en ville pour suivre des cours de français. Après l’adoration et le chapelet, c’est l’heure du souper vers 18H30. La nuit est déjà tombée.

Le mercredi soir, la communauté se retrouve pour prier dans une chambre réaménagée comme la chambre de Marthe Robin à Châteauneuf. Les autres soirs c’est l’occasion d’un moment de détente, un film ou un karaoké, lorsqu’on n’est pas trop fatigués. Forcément à 20h ça fait déjà 15 heures qu’on est debout !

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Mais ce que l’on peut surtout relever de la vie à Cao Thaï, c’est l’amitié qui unit les membres et la qualité de leur vie de famille. On remarque entre eux une vraie complicité. C’est une communauté épanouie. C’est frustrant de ne pas comprendre le vietnamien, on a souvent envie de rire et de partager avec eux. En attendant, on se limite à apprendre quelques mots qui amusent la galerie. Hi hi hi.  

Le Foyer de Cao Thaï à l'occasion des 80 ans des Foyers de Charité

Au Foyer de Cao Thaï
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Fête le Têt, pas la tête

17 février 2016

On débarque à l’aéroport d’Ho Chi Minh le samedi 6 février, la veille du début des fêtes du Têt, qui nous font entrer dans l’année du singe. Sur le chemin qui nous emmène au Foyer, on s’arrête pour souper dans un petit restaurant fréquenté uniquement par des vietnamiens. On nous sert un bol de Phò traditionnel, une sorte de bouillon de nouilles et de viandes dans lequel on ajoute des herbes, de la menthe, des sauces. Délicieuse mise en bouche de ce qui sera notre quotidien des prochains jours.

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La fête du Têt c’est surement le meilleur moyen de découvrir la culture vietnamienne. Elle marque la fin d’une année lunaire et le début d’une nouvelle. C’est la fête familiale la plus importante de l’année. Une sorte de Noël de chez nous où chacun se retrouve en famille, prend le temps de s’offrir des cadeaux, de faire des bons repas. Les bureaux ferment, les rues sont vides, les hôtels pleins à craquer, les « expatriés » reviennent retrouver leurs familles, les jeunes visitent leurs grands-parents, etc. En fait, c’est une fête à vivre de l’intérieur.

Et ça tombe bien les membres de Foyers ne dérogent pas aux coutumes.

La semaine qui précède le Têt ils ont orné de fleurs jaunes tout le Foyer. Dans les rues les marchés de fleurs sont d’ailleurs magnifiques à ce moment-là, et les fleurs de printemps débordent de toutes les maisons ! 

Le dimanche soir pour célébrer le passage à la nouvelle année le Foyer dit la messe, puis autour d’un bon repas ils échangent leurs vœux et leurs cadeaux. On rigole bien en voyant les membres faire des jeux, chanter et être tout excités en ouvrant leurs cadeaux et leurs enveloppes pleines d’argent.

Parce que c’est aussi la grande coutume du Têt, les vietnamiens s’offrent des enveloppes rouges et or dans lesquelles ils placent un peu d’argent, pour souhaiter bonne fortune pour l’année à venir. Le montant varie selon l’enveloppe, il est très symbolique de la valeur de la personne qui le reçoit. En une semaine nous avons reçus plus de cinquante enveloppes ! 

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Pour les membres c’est aussi la période où ils visitent leurs familles respectives. Et pendant une semaine ils nous invitent à nous joindre à eux. Nous embarquons tous les jours dans le mini bus du Foyer avec la vingtaine de membres qui sont présents. Et on file enchainer cinq ou six visites de famille. Le rituel est toujours le même. On commence par manger les plats typiques du Têt : des gâteaux de riz gluant, des phò, des chocolats, des nems, des soupes, des noix de cajoux, des glaces à la crème, des légumes vinaigrés, des bananes glacées fourrées au cacahuètes, etc.

Puis on prie devant les portraits des ancêtres de la famille et on brûle du santal dans les encensoirs en leur honneur. Au Vietnam la mémoire des ancêtres est essentielle. On fête d’ailleurs l’anniversaire de mort et non de naissance ! Souvent les vietnamiens, les membres de Foyers compris, portent des pin‘s carrés noirs ou blancs en l’honneur de leurs parents décédés. Samedi nous avons été invité au souper en l’honneur du 22ème anniversaire de la mort du père de la responsable du Foyer. Tous les ans, à la date de l’anniversaire de sa mort, ils sont plus d’une cinquantaine à se réunir en son honneur.

Pour conclure nos visites des familles, chacun présente ses vœux, on chante et on applaudit, et on se distribue toutes sortes de cadeaux, des gâteaux de riz, des fruits, et surtout les traditionnelles enveloppes rouges !

Nous sommes touchés par leur accueil, ils ne connaissent pas les deux petits blancs qui débarquent chez eux et d’ailleurs on ne se comprend pas du tout ! Mais tous nous ont offert la meilleure place à table, le meilleur des repas (on ne savait plus comment refuser !), et ont voulu prendre des photos avec nous ! 

A l'école indienne

2 février 2016
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« Good Morning, we are Domitille and Alexandre, we are from France and Switzerland ! »
« Please clap your hands ! » coupe la directrice dans le micro. Et les 1560 enfants de l’école du Foyer, alignés en uniforme, nous délivrent un tonnerre d’applaudissement.

Créée il y a 20 ans par le Père Johnny avec 52 enfants du village voisin, l’école de Sneha Deepam vient de recevoir un prix national d’excellence. Dans trois grands bâtiments, des élèves de 4 à 17 ans se retrouvent six jours sur sept. Dans les classes de primaire, on enseigne le tamoul, l’anglais, les mathématiques et la culture civique indienne. Un petit garçon nous explique en anglais que la mangue est le fruit national, le hockey est le sport national, et le tigre est l’animal national. « Do you like my country ? »

« Good Morning, we are Domitille and Alexandre, we are from France and Switzerland ! »
« Please clap your hands ! » coupe la directrice dans le micro. Et les 1560 enfants de l’école du Foyer, alignés en uniforme, nous délivrent un tonnerre d’applaudissement.

Créée il y a 20 ans par le Père Johnny avec 52 enfants du village voisin, l’école de Sneha Deepam vient de recevoir un prix national d’excellence. Dans trois grands bâtiments, des élèves de 4 à 17 ans se retrouvent six jours sur sept. Dans les classes de primaire, on enseigne le tamoul, l’anglais, les mathématiques et la culture civique indienne. Un petit garçon nous explique en anglais que la mangue est le fruit national, le hockey est le sport national, et le tigre est l’animal national. « Do you like my country ? »

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Dans chaque classe, quelques élèves sont appelés au tableau pour nous chanter une chanson, faire un sketch en tamoul ou imiter le chien et le corbeau. Les filles trouvent Dom « beautiful » et les garçons montrent leurs muscles made in India à Alex.

Durant les récréations et pour le repas de midi, tous les âges se retrouvent dans la même cour, jouant au criquet ou à la chenille, venant à tour de rôle saluer respectueusement la directrice qui surveille les enfants avec attention. Nous sommes impressionnés par la rigueur et le respect des adultes qu’ont les enfants. Alignés dans leurs uniformes, cela contraste tellement avec le bazar ambiant qui règne dans les rues indiennes.

Mais on ne rigole pas avec l’école, c’est du sérieux. Et ce matin, tout le monde est réuni dans la cour pour la remise des prix mensuelle du meilleur étudiant de chaque niveau. Nous avons l’honneur de remettre un diplôme et un livre à trois élèves. Shatia reçoit les aventures de Dora l’exploratrice, Anand un livret sur la chevalerie, et Pradip un précis de trigonométrie.

En tant qu’invités d’honneur, nous avons ensuite droit aux chorégraphies des élèves, la spécialité de l’école. Le niveau est impressionnant. Habillées de vêtements somptueux, brodés d’or et de perles, portant des couronnes et des bijoux dorés, les petites filles se succèdent sur l’estrade dans des pas magnifiques. La danse indienne dans toute sa splendeur.

Encore sous le charme, nous sommes surpris par la directrice qui annonce au micro la prestation de chant ou de danse d’Alexandre et Domitille. Dom, très courageuse, prend l’appareil photo en disant « vas-y je te filme pour la vidéo ça va être génial »…  Heureusement Alex a toujours rêvé d’être une star, et en Inde tout est possible, ne dit-on pas « incredible India » ?

C’est ainsi qu’Henri Dès est maintenant connu jusque dans le Tamil Nadu indien. J’ai reçu plan-plan, j’ai reçu plan-plan, j’ai reçu un beau tambour. Please clap your hands !

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Vue de la chapelle du Foyer de Gowripatnam

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Plus on est de fous, plus il y a de riz

23 janvier 2016

Quand on pense à une formidable action de charité on pense souvent à l’Abbé Pierre ou à Sœur Emmanuelle, mais ici tout le monde ne parle que du Père Jesu. Il est connu dans tout l’Andra Pradesh, et il suffit de passer une journée au Foyer de Gowripatnam pour comprendre pourquoi.

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Il y a 35 ans, l'évêque du diocèse tombe en panne d'essence au pied de la colline où se situe le Foyer, alors uniquement recouverte de forêt et peuplée de singes. Pendant que son chauffeur se démène pour réparer la panne, l'évêque prie la Sainte Vierge et reçoit de l'Esprit Saint une certitude : "un jour il faudra mettre une statue de la Vierge sur cette colline". Une semaine plus tard, un paysan se présente devant lui pour lui annoncer que suite à une prière à la Vierge sur cette même colline, sa fille malade a été guérie. Y voyant un signe divin, l'évêque ordonne aussitôt la construction d'une église et d'une grotte dédiée à la Vierge au sommet de la colline, qui deviendra un lieu de pèlerinage renommé. Puis il demande au Père Jesu, alors prêtre de paroisse ayant étudié à Rome et aux Etats-Unis, d'y fonder un Foyer de Charité. 10 ans après cette guérison, le Père Jesu inaugure le premier bâtiment du Foyer.

 

Aujourd’hui, le Foyer de Charité accueille chaque jour entre 1'000 et 4'000 pèlerins et pauvres de la région. Ils comment leur parcours par le chemin du rosaire qui invite à la méditation de chaque mystère illustré par des statues, les pèlerins se rendent ensuite à la chapelle de l’adoration, où ils sont invités à prier ou à en faire le tour à genoux dans un chemin de sable. Après la visite d’un bâtiment de trois étages dans lequel d’immenses statues représentent la naissance, la mort et la résurrection du Christ, les pèlerins assistent à la messe prêchée par le Père Jesu et achètent des chapelets et des fioles d’huile bénie en souvenir. Jusque là tout semble plutôt « normal », surtout si on fait abstraction des vierges lumineuses et des chapelles clignotantes, le goût indien n’est pas celui des occidentaux. Mais c’est après la messe que les intuitions et l’énergie du Père Jesu nous sont pleinement dévoilées, et c’est là que nous sommes bluffés.  Chaque jour, le repas est offert à plus de 1'000 personnes, dans une organisation impressionnante.

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Les gens font la queue pour entrer à tour de rôle dans deux grandes pièces de 300 et 150 sièges. A peine assis, assiettes et gobelets en carton sont distribués, et chacun peut manger à sa faim, du riz et une sauce aux légumes. Une fois le repas terminé, les tables sont lavées pendant que les suivants s'installent. A la sortie, chacun jette son assiette dans un grand feu et se lave les mains. Depuis 20 ans, le Foyer de Charité nourrit tous les jours les pauvres de la région et les pèlerins de passage. Entre 200 et 600 kilos de riz sont cuits quotidiennement dans d'immenses marmites. Tout s'enchaîne parfaitement, dans le calme et sur un fond d'alleluia indiens. Tout cela est financé par de généreux amis du Foyer, qui se sont engagés à faire un don de 10'000 roupies chaque année.

Quand nous servons les repas, les indiens sont à chaque fois surpris de voir des blancs leur distribuer des assiettes ou de la sauce. Cela nous vaut à chaque fois quelques selfies-souvenir et quelques rires lorsqu'on verse un peu d'eau à côté du gobelet. Mais on comprend surtout pourquoi le Père Jesu est si connu ici. Le Foyer est devenu un lieu de rencontre et de prière régulière pour des centaines de personnes. La colline qui était une forêt possède maintenant autour du Foyer un petit marché, quatre écoles, un foyer pour personnes âgées, un centre de construction de statues religieuses et une immense paroisse. Nous sommes vraiment touchés par ce que nous vivons au Foyer de Gowripatnam. Merci Jésus (l'autre) !

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Plongeon indien

15 janvier 2016
  

Envolez-vous le temps de quelques lignes, pour le Foyer de Gowripatnam dans l’Andra Pradesh à l’est de l’Inde. Quittez pendant quelques minutes la grisaille de l’hiver, à défaut de quitter le froid (quoiqu’il arrive paraît-il), et plongez dans ce pays si dépaysant et tellement à l’opposé de notre culture.

Pour arriver au Foyer il faut prendre un petit coucou à hélice qui nous dépose sur la piste d’un minuscule aéroport de campagne. Le spectacle, même après 24h de vol est amusant, on a l’impression d’être dans une aventure de Tintin !

Nous connaissions tous les deux l’Inde et nous en gardions un très vif souvenir. Mais il faut croire que l’Afrique nous a vacciné ou alors c’est le fait de connaître déjà ce pays, mais notre seconde découverte a été moins brutale que la première. Mais bien sûr, l’Inde étonne et surprend toujours. Le grouillement incessant des rues, le trafic dense, les klaxons qui ne s’arrêtent pas, les couleurs vives des saris, les odeurs de piments et de riz, les forêts de câbles électriques, les mendiants décharnés habillés dans un tissu blanc, rien ne nous est familier et il nous faut du temps pour être « à l’aise ». 

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Passé ce plongeon indien, nous arrivons au Foyer. Niché en haut d’une colline sur un terrain immense partagé avec la paroisse, le Foyer nous apparaît après trois virages bordés de centaines de pots de fleurs rouges et jaunes.

Devant le bâtiment principal, les 12 membres de Foyers nous attendent, 6 femmes dans leurs saris bleus, 4 hommes et 2 prêtres. Tout sourire ils nous couvrent d’un tissu rouge soyeux en signe de bienvenue et nous passent un collier de fleurs de jasmin. 

Sur le terrain du Foyer s’alignent une dizaine de bâtiments, des chambres rondes rayées jaune et rouge et des bâtiments immenses surmontés d’une croix. Nous avons du mal à nous repérer, on ne distingue pas l’église des chambres au premier coup d’œil. Il nous faudra attendre le lendemain matin pour visiter les lieux. Ca tombe bien, les hauts parleurs du Foyer résonnent de chants et de prières en télougou qui nous tirent de bonne heure de notre sommeil.

Intrigués par cette prière publique, nous ne sommes pourtant pas au bout de nos surprises ! Le Foyer calme et vide hier soir est aujourd’hui visité par des centaines de personnes (c’est désormais officiel, au moins 1’000 personnes par jour passent au Foyer). Nous ouvrons grand nos yeux : des femmes aux saris multicolores semblent prier ou effectuer des rituels et les hommes se déchaussent avant d’entrer dans les bâtiments du Foyer… c’est un joyeux et solennel va et vient qui se déroule devant nos yeux. Des gardiens veillent au bon ordre, le sifflet à la bouche : ils réprimandent ceux qui oublieraient de se signer devant la croix ou qui s’agiteraient un peu trop.

Nous avons hâte d’en savoir plus sur ce qui se passe ici et nous vous laissons la surprise de le découvrir dans notre prochain article, ça a l’air fou, d’ailleurs c’est fou, c’est l’Inde ! 

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Une vie de famille

21 décembre 2015
   

Nous avons un accord tacite avec Dom, nous écrivons en général un article chacun à notre tour. Mais cette règle tient surtout pour les moments où nous sommes moins motivés. Ce qui est le cas cette fois-ci …

  • "Dom il faut écrire l’article ce week-end 
  • C’est à ton tour, j’ai écrit le dernier …
  • Mais je n’ai pas d’inspiration !
  • Tu n’as qu'à parler de l’unité des membres de Foyer et du mariage de samedi"

A quelques jours de Noël nous allons éviter une dispute de couple (et c’est vrai que c’est mon tour :) ) je prends donc mon ordinateur pour vous raconter les sujets évoqués par Dom ! 

La grâce de l'unité

Si nous tenons à vous parler des membres de Foyer, c’est que leur vie nous marque particulièrement ici ! Imaginez vivre plus de quarante ans avec des personnes que vous n’avez pas choisies et de nationalités différentes : des membres sénégalais, des ivoiriens, des belges, des rwandais, des burundais et des français. Imaginez devoir composer au quotidien avec ces membres de Foyer dont les caractères sont parfois si différents du vôtre ; telle personne est toujours impatiente, telle autre perd la mémoire et vous accuse toutes les heures : « personne ne m’a rien dit », et ce dernier qui est toujours en retard. 

A priori tout pousse à croire que c’est vite invivable !

Et pourtant paradoxalement, c’est au cœur de cette vie de famille du Cap des Biches que nous avons expérimenté le plus profondément l’unité des membres de Foyer. Leur unité est réellement profonde et ancrée dans l’affection des uns pour les autres, elle n’est pas le fruit d’une tolérance superficielle. Elle est l’accomplissement de la promesse de Marthe Robin : « Je répandrai sur l’Œuvre et sur chacun de ses membres des flots de lumière et de grâces ! J’y opérerai des prodiges étonnants ! ». Cette unité, les membres de Foyer la demande tous les jours dans leur prière à Marthe Robin et au Père Finet : « Gardez-nous bien dans la paix et dans l’unité ».

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Un double mariage sénégalais

La vie de famille du Foyer touche aussi les habitants des alentours, qui sont nombreux à demander à un membre d’être le parrain ou la marraine de leurs enfants. Et pas une journée ne se passe sans que l’on parle des amis du Foyer. Mais depuis une semaine, un événement familial est le sujet principal de tous les repas : le mariage des deux frères Diouf, Richard et Michel, qui a eu lieu samedi au Foyer. Chaque frère se marie avec une fille d’une ethnie différente, les coutumes vont donc varier : tous les membres d’une famille porteront le même pagne, tandis que l’autre famille jettera du riz et du mil dans l’église.

Le mariage a lieu à 16h, les invités arrivent tous à 16h30, la demi-heure traditionnelle minimale. Durant la cérémonie  des pagnes de couleur sont étendus sur le sol entre le banc des mariés et la sortie. Richard est directeur d’une chorale, et une trentaine de jeunes animent la messe (et ce n’est pas un vain mot) au son des tam-tam. A chaque chant, les femmes se balancent en rythme et tous frappent des mains. L’échange des consentements provoque déjà des vivats et des applaudissements, mais après la communion la joie éclate. Les choristes vont chercher Richard et sa femme Elisabeth, très vite rejoints par Michel et Rosine, puis par les parents des mariés, les témoins, les cousins, et tout le monde danse dans les allées de l’église. Aussitôt la bénédiction finale prononcée, la fête reprend de plus belle : les deux mariés font une démonstration de « claquettes » qui nous laisse sans voix ! Nous n’assistons pas à la suite de la cérémonie mais elle promet d’être joyeuse !

Lorsque je finis ces lignes, ça fait une heure que j’ai commencé, en fait je pourrais encore vous raconter mille détails ! Il faut croire que ma femme est une bonne source d’inspiration ! 

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Les couleurs sénégalaises

14 décembre 2015

A quelques jours de Noël envolez-vous pour un petit moment au Foyer du Cap des Biches à la pointe la plus à l’Ouest du Sénégal et de l’Afrique. 

Tout sourire, Ivette nous fait des grands signes à la sortie de l’aéroport. Au milieu des vendeurs de carte SIM Orange et des vendeurs de lunettes Ray-Ban qui nous assaillent, c’est toujours un grand plaisir d’apercevoir le visage de la personne qui vient nous chercher. 

Sur le trajet qui nous emmène au Foyer, Ivette nous berce de son joyeux bavardage : « au Sénégal si tu ne parles pas wolof tu es mort … »,  « ici c’est le quartier de Yoff et ici de Grand-Yoff, peut-être parce qu’il est plus grand … », « si cela vous va nous aurons deux réunions communautaire cette semaine avec vous … » et au bout d’une demi-heure : « nous voilà à la maison, bienvenue ! ».

La cloche se met à sonner et nous nous retrouvons entourés des 12 membres de la communauté. Leur accueil est chaleureux et nous sommes touchés qu’ils prennent le temps de venir nous saluer. Un peu intimidé nous tentons de retenir leurs prénoms, mais c’est plus facile qu’ailleurs, il y a des blancs et des noirs !

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On nous raconte les origines du Foyer. L’évêque de Dakar voulait un Foyer dans son diocèse. Il part en retraite à Châteauneuf et il en fait la demande au Père Finet. Très sûr de lui, Monseigneur Thiandoum a déjà tout prévu, il explique au Père Finet qu’il aimerait que ce soit le Père Pagnoux  lui-même qui vienne fonder le Foyer. Le Père Finet est surprise de son audace ; le Père Pagnoux n’est alors nul autre que son bras droit. Mais il accepte ! Et un an plus tard le Foyer du Cap des Biches voit le jour, le deuxième Foyer d’Afrique après celui du Togo.

Situé sur une ancienne base de l’armée française, le Foyer en 1968 est très à l’extérieur de la ville. Aujourd’hui les quartiers de la banlieue de Dakar ont poussés comme des champignons et le Foyer est désormais encerclé. Les membres de Foyer regrettent cette époque où les retraitants pouvaient se promener dans le parc avec pour seul bruit la mer et les oiseaux.

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C’est vrai qu’on entend aujourd’hui l’entrepôt de camions maliens qui s’est installé sur le terrain à côté et l’appel à la prière de la mosquée mitoyenne. Mais, pour ceux qui comme nous n’avons pas connu « l’avant », nous sommes séduits par le calme et la beauté du lieu ! Surtout que c’est immense !

Pour s’imaginer le Foyer du Cap des biches il faut s’y promener comme dans un village du sud de la France. Les chambres des retraitants sont des petites maisons en pierre, aux volets bleu azur, bordées de bougainvilliers. Les chemins sont en sable et en coquillages et la brise typique des bords de mer nous rafraichit.

Après trois jours au Foyer on nous propose d’assister à la messe à la cathédrale et de visiter l’Ile de Gorée. Dans la chaloupe qui nous emmène à l’Ile des esclaves, Pierre qui a accepté d’être notre guide pour cette sortie nous raconte l’histoire du lieu. L’Ile de Gorée était le point de transit des esclaves entre l’Afrique et les Etats-Unis, « l’île mémoire » d’une tragédie qui nous remue. Les esclaves restaient entassés à croupir à plus de vingt dans des cellules minuscules. Après quelques semaines voire quelques mois, un navire venait les chercher et ils passaient alors la porte « du voyage sans retour ».

L’architecture de l’Ile est dépaysante, on se croirait sur la riviera Italienne. Vestige des propriétés négrières, des maisons aux couleurs ocres délimitent des petites rues ravissantes, où les flamboyants et les baobabs offrent un peu d’ombre aux promeneurs. Le Foyer nous offre des gambas délicieuses, et nous rentrons « à la maison » remués mais ravis de cette visite haute en couleur ! 

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La vie à Bonjongo

8 décembre 2015

Au Cameroun on dort environ quatre heures par nuit. Alors lorsque nous nous levons à 6h pour la messe, les yeux bouffis de sommeil, on nous dit : « vous avez beaucoup dormi ! C’est une belle grasse matinée ! » Le Foyer de Bonjongo est dans la partie anglophone du pays et au bout de deux semaines nous connaissons les réponses de la messe par cœur, ce qui sera d’une grande utilité pour notre vie professionnelle future J Chaque matin, après le petit-déjeuner « lait en poudre et confiture de papaye », nous suivons l’un des douze membres de Foyer dans ses activités quotidiennes.

Etrangers comme Alphonsine : Venue du Foyer du Rwanda en mission, Alphonsine est un peu comme nous, « expatriée ». A son arrivée, elle a pris en main le suivi des plantations du Foyer. 45 hectares sur lesquels sont plantés toutes sortes d’arbres et de légumes. Elle nous présente avec fierté son potager et nous l’aidons à cueillir des feuilles de bitari, une sorte d’épinard très amer, broyé et bouilli avec des graines de courges pour donner une sauce inédite pour le poisson.

Du gingembre pour Mama Agnès : Mama Agnès est la doyenne de Bonjongo. Elle s’occupe de la petite boutique du Foyer qui propose pêle-mêle une vierge lumineuse, des cubes de bouillon, des livres sur Marthe Robin un peu racorni, des épices et des croquettes locales. Le produit le plus apprécié est le sirop de gingembre fait maison. Aujourd’hui, c’est jour de sirop avec Agnès. Nous coupons le gingembre en petits cubes avant de le mettre dans un vieux pressoir peu efficace. Le jus de gingembre pur est très fort et on le cuit avec beaucoup de sucre pour l’adoucir. Le gingembre est connu pour ses propriétés digestives et après deux mois de riz et de patates douces, nous l’apprécions beaucoup !

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Trier l’herbe avec Rosine : Entre les trombes d’eau qui écrasent toute la végétation durant la saison des pluies et le soleil brûlant de la saison sèche, il est difficile d’entretenir le jardin. Le gazon de la cour centrale du Foyer est un mélange de trous, de mousse séchée et de mauvaises herbes. Cette semaine Rosine s’est attelée à redonner vie à la pelouse. Armée de sa machette, elle déracine les brins d’herbe un par un et les repique là où il y a des trous. Nous passons des heures avec elle, à trier les bons des mauvais brins d’herbes. Les priorités africaines ne sont décidément pas les mêmes que nous mais c’est l’occasion de discuter, et elle nous raconte qu’elle a quitté son Foyer en Centre Afrique pour fuir la guerre il y a quatre ans.

L’eau est là : le Père Jude nous présente son Foyer. Il nous explique qu’il y a quatre ans il était obligé de se rendre tous les jours au village voisin pour remplir des jerricanes. Depuis il a fait installer une pompe pour tirer l’eau jusqu’au Foyer. Mais les villageois profitent de cette conduite pour y greffer leurs tuyaux personnels. Donc l’eau qui arrive au Foyer n’a pas de pression et manque souvent. Par ailleurs, le Foyer accepte de ravitailler en eau tout ceux qui vivent aux alentours : devant la porte, le ballet des mobylettes, brouettes ou femmes à pied qui viennent avec leurs bidons est incessant.

La surprise de Patricia : Patricia est la responsable du Foyer. Deux fois par semaine, elle se rend au marché à Limbe pour faire le plein de produits frais. Nous la suivons dans les ruelles d’étalages entre les poissons séchés, les ignames, les vernis à ongle et les perruques. Au Cameroun, malgré nos questions, nous avons du mal à connaître les programmes. Si ce mode de fonctionnement nous a parfois fait patienter des heures dans la voiture : « ne bougez pas je reviens », cette fois c’est une bonne surprise qui nous attend. Le ronronnement des machines à coudre SINGER nous conduit au quartier des couturiers. Patricia nous emmène nous faire coudre une tenue africaine ! Au milieu du chemin, un petit garçon fait la sieste sur un gros sac de tissu. Dans une ruelle sombre des petites pièces se succèdent, dans lesquelles s’entassent des pagnes de toutes les couleurs, des enfants et des femmes, chacune le front penchée à son ouvrage. On prend nos mesures et nous choisissons notre pagne et la forme de notre tenue dans un vieux catalogue photo. Merci Patricia pour ces souvenirs hand made product of Cameroon !

Bonne arrivée

27 novembre 2015

Deux jours avant de quitter l’Ile Maurice nous n’avions toujours pas nos visas pour le Cameroun … Ils sont arrivés juste à temps, prémices d’un pays qui ne s’annonçait pas si facile ! En transit à Nairobi, nous apprenons que notre avion est reporté deux jours plus tard. Nous saisissons l’occasion et l’hôtel offert par la compagnie aérienne pour nous reposer un peu et visiter le Kenya. Mais ça aurait été trop beau ... 

De retour à l’aéroport de Nairobi, cette fois nous comptons bien partir pour le Cameroun. Mais l’hôtesse nous apprend avec une nonchalance toute africaine que l’aéroport de Douala est fermé pour rénovation, nous atterrirons donc à Yaoundé.

A notre arrivée c’est la traditionnelle étape des visas : nous passons d’un bureau à l’autre pendant deux bonnes heures. Il faut signer un premier papier, traverser l’aéroport pour obtenir un tampon, retourner faire signer le tampon, lequel tampon mérite une nouvelle signature, etc. Après trois jours de voyage, nous commençons à perdre patience devant cette organisation. Mais il ne faut surtout pas s’énerver, la propriétaire du tampon, en pleine dispute à notre arrivée, a tous les droits. Lorsque les policiers comprennent que nous avons une invitation de l’évêque, les choses s’accélèrent. Payez, sortez !

Le temps que le Père Judes, Père du Foyer de Bonjongo, vienne nous chercher, nous sommes pris en charge par des amis de l’évêque de Yaoundé. Il est hors de question de prendre un bus ou un taxi, nous sommes des proies trop faciles pour les voleurs chevronnés de la région. On nous conduit à l’évêché de Yaoundé et un homme nous emmène dans une chambre étouffante pour patienter. Nous apprenons après coup que c’est l’évêque lui-même. Nous préférons plutôt nous promener dans les rues de Yaoundé jusqu’à la nuit tombée. En rentrant on nous sermonne, nous sommes inconscients et chanceux de ne pas nous être faits agresser.

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Le Père Judes nous récupère épuisés et après avoir ficelé nos valises dans la remorque (les voleurs profitent des embouteillages pour les arracher), nous partons pour 7 heures de route, traffic jam et routes camerounaises obligent. Il fait chaud, tout colle, tout secoue. Nous tombons de sommeil mais les nids de poule sur la route nous réveillent en nous gratifiant d’une ou deux belles bosses.

23h, nous sommes encore à deux heures de route du Foyer. Avec deux heures de décalage horaire et le corps en compote, nous rêvons d’un lit pour nous effondrer. La voiture s’arrête dans un petit village au bord de la route. « Vous avez fait un long voyage, on ne va pas vous laisser continuer sans manger un peu ». Nous nous retrouvons sans trop comprendre ce qui nous arrive dans une ruelle, sur des planches traversant un égout, où plusieurs femmes nous tirent vers leurs marmites fumantes. Nous avons le choix entre un morceau de rat ou de porc-épic. Fiers d’avoir mangé du porc-épic mais pas forcément en meilleur état, nous arrivons enfin au Foyer à 2h du matin, dans un brouillard épais. On nous attend avec un poisson grillé : « bonne arrivée » !

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Amala

21 novembre 2015

Une petite fille hindoue

« Vous verrez, sur cette plage la lumière est très belle, surtout au coucher du soleil ». Son œil malicieux brille d’impatience tout en regardant furtivement vers la mer à chaque instant. On préfèrerait qu’elle garde son œil sur la route. Amala au volant double un camion, évite un chien errant, pile, repars, fait tanguer toute la voiture. L’effet des vagues avant les vagues.

Une fois dans l’eau, Amala est dans son élément. Elle plonge dans les vagues, connaît les courants par cœur, et laisse ressortir toute son énergie abattue par le soleil de la journée. Elle profite de ce moment pour nous parler un peu d’elle. Il s’en est passé des choses avant qu’elle ne devienne responsable du Foyer de Charité de Souillac.

Tout en se laissant balloter par l’eau transparente, elle se souvient. Elle est née au cœur de l’ile de Maurice, dans les montagnes. Membre d’une nombreuse famille hindoue, elle va régulièrement avec sa mère faire des offrandes au temple. Son père s’occupe de filtrer l’eau de la région pour abreuver les villageois des environs. « On nageait dans les réservoirs, j’ai toujours eu un lien avec l’eau », s’amuse-t-elle. « Tout le village nous connaissait, mes frères et sœurs et moi étions des casse-cous ». Les forêts de l’île ont été son terrain de jeu magnifique et dangereux. Tombée dans une rivière à l’âge de 8 ans, sauvée de la noyade par une voisine, escaladant les arbres et les falaises, Amala a toujours voulu vivre à fond, aller plus haut, plus loin. Le Père du Foyer nous avait prévenu : « ne nagez surtout pas plus loin qu’Amala, c’est trop dangereux ». Dès l’âge de 12 ans, elle cherche à comprendre le sens des offrandes et des prières hindoues. Prier devant une statue d’éléphant, un arbre ou le soleil couchant, ce n’est pas suffisant pour cette jeune fille qui en veut plus, qui a soif de sens et d’absolu. Elle pose à sa mère des questions qui restent sans réponse. 

Le plus proche possible de Lui

A 18 ans, on lui propose une retraite spirituelle au Foyer. Curieuse d’en savoir plus, elle accepte. Elle découvre Jésus, qui est allé jusqu’au bout, pour elle. Elle trouve enfin de quoi abreuver sa soif. Il faut alors qu’elle Lui réponde. « J’avais envie d’être la plus proche possible de Lui ». Mais comment en parler à ses parents. Dans la tradition hindoue, une femme doit trouver un mari, avoir des enfants, et les élever dans le respect des dieux. Amala a d’ailleurs un fiancé mauricien, qui étudie en Europe et lui promet un bel avenir. Mais elle aspire à un engagement plus radical avec Dieu.

Elle rompt avec son fiancé, et parle de sa foi à sa famille. Personne ne la comprend. Elle s’installe au Foyer, mais régulièrement ses parents viennent lui demander de rentrer. Le plus difficile, c’est de voir sa mère souffrir à cause de sa foi. A tel point qu’un jour Amala s’apprête à renoncer. Ca ne vaut pas le coup de changer de religion si ça fait tant de peine aux personnes qu’elle aime. Tant pis, elle va se marier. Tempête dans sa tête, dans son cœur. Mais il restait Jésus. Après une nuit agitée de prière et de craintes, une grande paix envahit Amala. « Je n’avais jamais ressenti ça, j’étais bien, complètement en paix, avec Jésus ».

A 23 ans, Amala demande le baptême au Foyer de Charité. Institutrice durant quelques années au bord de mer (voyant par la fenêtre les enfants pêchant sur le rivage alors qu’ils devaient être en classe), elle finit par demander à entrer au Foyer. « Je ne voulais pas être religieuse, seulement être là, toute petite, avec Jésus, à son service ».

Le soleil est presque couché et l’eau se rafraîchit. Amala se laisse flotter, elle est heureuse. Nous apprenons que son fiancé de l’époque s’est marié et s’est converti lui aussi au catholicisme, ils se revoient quand il passe à Maurice. Elle est restée très proche de sa mère, consacrée à Dieu, Amala a pu être très disponible pour l’accompagner dans sa vieillesse. Sa famille aussi a peu à peu accepté son choix : « j’ai même des neveux et nièces catholiques » nous avoue-t-elle en riant. La nuit tombe et il faut rentrer. Les vagues après les vagues. La joie.

L’île Maurice, île d’union

18 novembre 2015

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Pendant les 15 heures de vol qui nous emmènent à l’Ile Maurice, nous avons le temps de rêver. Ce pays qui sent bon les cartes postales et le soleil nous évoque des pensées différentes :

Dom «  avec un peu de chance le Foyer est près d’une plage. Pendant la sieste on pourra aller se baigner, les pieds dans l’eau turquoise sur le sable blanc, le pied ! … »

Alex « c’est le seul pays d’Afrique où on peut voir le dernier James Bond et il sort cette semaine ! Il faut qu’on soit proche d’un cinéma … »

La pluie mauricienne qui nous accueille nous fait atterrir !

Le Foyer de charité de l’Unité nous ouvre ses portes pour dix jours.

Ce Foyer porte bien son nom : l’Ile Maurice est la terre de toutes les unions. 

Union qui saute aux yeux dès la sortie de l’aéroport. Les couleurs de peau, l’architecture des maisons, les couleurs, et même les styles vestimentaires se mêlent ici dans un équilibre tranquille.

De l’époque coloniale, l’Ile garde des influences européennes. Le bac est anglais, on parle français et les Franco Mauricien sont mauriciens mais blancs :-) 

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Mais Maurice est aussi au croisement de l’Afrique et de l’Asie dont elle garde des influences culturelles très fortes. Alors quand on parle de gastronomie, d’artisanat ou de coutumes mauriciennes c’est un mélange de ces trois continents que l’on retrouve.

Les religions ont suivi la même logique. Dans ce pays très religieux, les mosquées succèdent aux églises qui font place aux temples hindous et chinois. On nous explique que les mauriciens se respectent beaucoup quelles que soient leur pratiques religieuses et ils nouent des amitiés au delà de leurs croyances. L’insularité du pays, grand comme le département du Rhône, oblige au « bien vivre » ensemble. Si on veut partir, c’est la mer. A l’Ile Maurice on jongle donc avec les différentes traditions et une trentaine de jours fériés sont nécessaires pour satisfaire toutes les instances religieuses !

Mais il a fallut du temps pour qu’une vraie union soit possible et elle est en partie due au Bienheureux Père Laval. Le Père Laslande, Père du Foyer de l’Unité nous explique : « On ne connaît pas l’Ile Maurice tant qu’on a pas été sur la tombe du Père Laval ». Sur cette tombe où les mauriciens de toutes les confessions viennent se recueillir on comprend un peu mieux l’unité du pays. Au dix-neuvième siècle, le Père Laval est envoyé comme missionnaire à l’Ile Maurice qui vient de célébrer son indépendance. Il effectue alors un travail extraordinaire pour unir les blancs et les noirs.  

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Le Foyer de l’Unité est à l’image de son pays. Les racines des membres de Foyers sont variées. Amala qui d’une vient famille tamoule a la peau très sombre, Luce est presque blanche et Nicole café-crème. Mais plus surprenant pour nous, le Foyer de Charité cohabite avec la Communauté du Chemin Neuf. Cette union qui date d’une dizaine d’années trouve son origine dans l’ancien Père du Foyer qui était un Père du Chemin Neuf et qui s’est installé au Foyer avec quelques membres de sa communauté. Depuis, les deux  communautés vivent ensemble au quotidien et seules quelques activités et la croix portée par les membres du Chemin Neuf trahissent de quelle communauté viennent les consacrés.

Le Foyer est situé dans la pointe la plus au sud de l’Ile. Les falaises au fond du jardin rappellent plus la Bretagne que les cocotiers, mais elles sont splendides et attirent un grand nombre de touristes. C’est pourquoi les retraites sont souvent rythmées par les trois refrains du vendeur de glace qui longe la côte : « chouchous, glaces, sorbets … ».

Quand à nous, après cinq semaines déjà de projet, nous sommes heureux de prendre deux jours de pause. Un temps à deux, sans horaires de communauté, les pieds dans l’eau, piscine-love !

Ibakwe

9 novembre 2015

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Reconstruire les traumatisés

Quand un Prêtre confie à Janine Gwindon la direction d’un centre de jeunes délinquants au Canada, on l’a prévient : « on a tout essayé avec eux, il n’y a rien à faire ».
Commence alors pour la jeune psychologue, des mois de constructions humaines et de suivis psychologiques avec ces « traumatisés ».

Contre toute attente le résultat est concluant ! Avec ces rejetés de la société, ces abimés de la vie, Janine fait des miracles ! Elle décide alors de créer un Institut de Formation Humaine Intégrale à Montréal pour transmettre ses  méthodes « scientifique » de formation.

Aurea, responsable du Foyer de Remera a suivi durant trois ans ce cursus. Elle nous raconte : « Lorsqu’on m’a proposé de suivre cette formation, je ne voyais pas l’intérêt. Le génocide m’avait profondément blessé, j’avais perdu mon appétit de vivre. » Aujourd’hui c’est une femme épanouie, au regard franc et imposant qui nous parle. Un immense sourire fend son visage charbon. Décidément cette formation semble faire des miracles …

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Une formation qui fait des merveilles

Pendant trois ans, les élèves de l’IFHIM suivent un cursus de « psychologie spirituelle ». L’école part du constat que nous avons tous en nous une blessure, nous sommes tous des « délinquants ». Suivant une méthode bien spécifique, elle cherche à « voir les forces humaines de chacun et a les actualiser ». Les élèves sont les premiers bénéficiaires de cette méthode, à leur arrivée ils suivent une thérapie pour être en paix avec leur souffrance.

Si les issues professionnelles de l’IFHIM sont diverses, les élèves Rwandais ont choisis de mettre à profit ce qu’ils ont reçus auprès des traumatisés du génocide. C’est ainsi que l’association « Ibakwe » voit le jour. Composée essentiellement de religieuses et consacrés, elle se donne pour mission de bâtir la paix. Nous assistons au Foyer à l’une de leur réunion trimestrielle. Chaque membre partage ses expériences et les fruits de sa mission. L’accompagnement psychologique proposé peut servir dans des domaines très variés. Si Sœur Karolina travaille dans une prison, Sœur Joséphine forme des jeunes en formation et Sœur Caroline œuvre auprès des orphelins. 

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Aurea, petit fruit de la paix

Aurea nous fait rencontrer des couples auprès de qui elle a travaillé. Elle les a suivis personnellement et leur a donné une formation pour apprendre à mieux s’aimer. Une trentaine de couples sont présents. Les témoignages sont édifiants. La pauvreté est un terreau de souffrances. A la sortie du travail les hommes partent boire au « cabaret », ils rentrent ivres au milieu de la nuit et repartent aux champs de très bonne heure. Les femmes peinent à tenir leur maison et ne sont pas attentives à leurs maris. Il est fréquent que le couple doive se rendre chez le juge pour démêler leur conflit. 

Les hommes reconnaissent humblement qu’ils ne considéraient pas leur femme comme leurs égale, ils évoquent leur mal de vivre. Les femmes nous racontent les coups qui pleuvent, leur grande tristesse, leurs enfants malheureux, la crainte de leurs maris. Aujourd’hui ce sont des couples épanouis qui nous font faces. Tous évoquent le pardon comme clef de voute de leur couple. Pour tous la formation et le suivi d’Aurea est une renaissance ! Angèle et Evariste ont même choisis d’appeler leur dernier né … Aurea ! 

Aurea conclut cette rencontre dans un sourire : « tant qu’on a pas tout essayé on ne peut pas dire que c’est impossible ». 

La guerre n'est pas si loin

5 novembre 2015

Le Foyer de Réméra est un lieu de passage, ce qui nous donne l’occasion de beaux échanges avec de nombreux Rwandais.

Souvent, on nous raconte le génocide, la guerre n’est pas si loin. Les atrocités vécues et entendues ont profondément marqué les gens. Chacun peut évoquer la perte d’un proche, beaucoup ont perdu la joie de vivre. Les membres du Foyer ont de nombreux exemples d’hommes et de femmes blessés, devenus alcooliques et violents, ou qui ont sombrés dans la folie.

Un Foyer touché par le génocide

Le Foyer aussi a été touché. En 1994, les membres de Foyers se rappellent être partis à pied, fuyant sur les routes, accueillis comme ils pouvaient jusqu’à rejoindre le Foyer du Burundi, d’où ils ont pu décoller pour la France où ils sont restés un an et demi. A leur retour tout était détruit, les bâtiments pillés et ravagés. Par chance une ONG souhaitant en faire un centre pour enfants a restauré une partie des logements, jusqu’à ce que le gouvernement rwandais leur demande de partir. Providence pour les membres du Foyer qui ont pu se réinstaller. Mais en 1998, une force armée ayant fuit le pays au début de la guerre a réinvesti le nord du Rwanda avec la violente envie de se venger. Nouveau danger et nouvelle fuite, cette fois pour un an, dans le Foyer de Charité de Kigali, capitale du pays. Avant de partir, le Foyer a été confié à St-Joseph, qui a fait un bon gardien de maison. Durant un an, les soldats ont campé tout autour du Foyer, mais aucune porte n’a été fracturée, aucune vitre cassée, et aucun matériel volé.

Une fois réinstallés, les membres du Foyer et le Père polonais Z-Z (Zdzislaw Zywica) ont donné un nouveau souffle à la région. Les apostolats se sont multipliés et touchent chaque semaine plus de 500 amis et jeunes. Tous les vendredis, une centaine de villageoises viennent prier le chapelet de la Miséricorde et écouter un enseignement. Une ou deux fois par semaine différents groupes d’enfants, au total plus de 400, viennent au Foyer pour prier, pour se former, afin de retourner dans leurs familles, dans leurs écoles, apporter de l’amour et un message de paix. Les couples des environs viennent de plus en plus nombreux se former aux méthodes naturelles de régulation des naissances, témoignant d’un épanouissement profond et d’une baisse de la violence domestique. Tous les jours, des pauvres des environs viennent au Foyer chercher de la nourriture et un peu de réconfort.

Après 15 ans d’apostolats, les enfants des années 2000 ont maintenant pratiquement notre âge. Toujours présents pour prier et encadrer les plus jeunes, ils nous partagent leurs expériences. Epiphanie nous explique qu’elle était complètement fermée sur elle-même et qu’elle était malheureuse. Au Foyer elle a découvert des gens qui l’aimaient, qui lui ont montré qu’elle était libre d’aimer, qui lui ont donné le goût d’aimer. Tous les jours, les jeunes arpentent maintenant les pentes des collines environnantes, pour aller à la recherche des pauvres et des personnes malades ou blessées, afin de leur apporter de la nourriture ou du bois, mais surtout de la joie et de l’attention. Ils se nomment « bâtisseurs de paix » et ils le sont. Ils ont 5, 15 ou 25 ans et passent leur temps libre à prier et aider leurs voisins. Ils redonnent le goût de la vie à une région profondément meurtrie.

La joie de vivre!

Le travail des membres du Foyer pour la paix et la joie de vivre des rwandais sont impressionnant. Ils se donnent entiérement pour cela, dans leur prières, dans leurs actions. Ils ont besoin de vos prières car même si les choses évoluent au Rwanda, la guerre reprend au Burundi et en Centre-Afrique. Tous les jours nous apprenons qu'un neveu s'est fait tuer ou qu'un ami à du fuir sa maison.

Dans cet article nous vous parlons de guerre et de souffrances, mais ce qui nous touche vraiment c'est l'envie et la joie de vivre et d'aimer des rwandais. A la fin de notre rencontre avec les petits bâtisseurs de paix, un cri retenti et c'est en un instant 100 enfants qui chantent, battent des mains et dansent, emportant tout le monde dans une joie de vivre l'instant présent et une envie de rire. C'est leur message finalement, vivre à fond ce qu'on à vivre, une journée à la fois, la vie est si belle!

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La Suisse de l'Afrique

30 octobre 2015

Le Rwanda nous a déjà conquis. Pour plus d’objectivité dans cet article, je prend la plume : Alex est déjà tombé sous le charme de « la Suisse de l’Afrique » et en bon valaisan il risque de vous en faire une éloge sans limite. Mais c’est vrai que le pays au « mille collines » a tout pour justifier son nom.

Ce qui nous frappe en arrivant ici, c’est l’ordre et la propreté. Dans Kigali, la capitale du pays, les rues sont parfaitement nettoyées, les ronds points sont fleuris, sur les bords des routes l’herbe est tondue et il n’y pas d’ordure au sol. Ces détails peuvent paraître insignifiant chez nous, mais après la Côte d’Ivoire c’est un changement radical et très apprécié !

Pour rejoindre le Foyer de Remera il faut rouler deux heures. C’est un petit paradis qui défile devant nos yeux. Les collines sont vertes et se dessinent à perte de vue. Les paysans taillent leur bout de parcelle délimitée avec soin. Mais les champs sont très pentus et les pluies fortes en ce moment font souvent glisser la terre glaireuse, emportant avec elles les quelques plantations des agriculteurs. Si l’agriculture est la principale activité du pays, la terre n’est malheureusement pas très fertile.

Le Foyer est au nord du Rwanda, dans une région de lacs et de volcans. Pour y parvenir nous empruntons une route qui serpente jusqu’au Foyer à 2000 mètres d’altitude. Nous sommes trop heureux d’être en montagne ! Mais quelle différence dans la biodiversité ! Chez nous la limite des forêts est à 2000 mètres, ici les palmiers et les fleurs de toutes les espèces  se côtoient ! Et sur le volcan qui fait face à la communauté, à plus de 4000 mètres on aperçoit encore des arbres.

Des touristes du monde entier viennent se reposer au Foyer et on comprend pourquoi. La vue est somptueuse : tout autour de nous des collines et un grand volcan, et à nos pied un lac immense parsemé d’îles sur lequel naviguent quelques pirogues. Les bâtiments aux toits rouges du Foyer se fondent parfaitement dans ce paysage.

Le Rwanda nous surprend réellement, et quand on parle de l’Afrique en Europe on imagine mal un pays comme celui-ci.  Je pourrais encore vous parler des heures des ces paysages mais les articles « GEO magasine» ne sont pas au cœur de notre sujet, nous avons encore tellement de choses à vous raconter sur l’accueil et les missions du Foyer, qui là encore nous conquièrent totalement.  A très vite !

Vue du Foyer de Remera - Rwanda

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Chauuuuud cacao ...

... chaud, chaud, chaud chocolat !

24 octobre 2015

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La vie au Foyer de Zebra suit son court.

Il est difficile pour nous de vous parler de ce Foyer, de sa culture, sans parler de l’activité la plus fondamentale du pays. Celle qui occupe les membres de Foyers presque 6 heures par jour. Au cœur de la Côte d’Ivoire, la cuisine rend fier. 

Frère Franck nous avait précisé le premier jour, en nous faisant visiter la cuisine traditionnelle du Foyer : « quand un ivoirien passe devant sa cuisine, avec son feu au centre et ses femmes qui pilent le foutou, il ressent un grand sentiment de joie et de fierté dans son cœur. C’est ça son pays ! ».

Au début j’avoue nous étions sceptiques. Comment peut-on passer plus de cinq heures par jour à préparer le repas alors que nous ne sommes que neufs à table et qu’il y a tant à faire ? Pourquoi vouloir cuire au feu de bois quand on peut si facilement utiliser les plaques de cuisine à quelques mètres ? Pourquoi ne pas couper les carottes dans le robot électrique ? Ces questions nous travaillaient d’autant plus que le Foyer possède une cuisine moderne avec tout le matériel nécessaire.

Et pourtant … 

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Bruits de cuisine

Il suffit de passer quelques jours aux côtés des femmes dans la cuisine pour comprendre. Quand les femmes coupent les carottes, quand elles pilent l’igname, quand elles surveillent le feu, les unes à côté des autres, c’est là, au cœur des ces gestes quotidiens, qu’elles vivent vraiment.

Assises sur leurs tabourets de bois, elles racontent leur vie, le soucis de leurs enfants, elles rient, elles se confient, et leur journée prend du sens.

C’est avec beaucoup de joie qu’elles acceptent de partager leurs secrets avec nous. Si Alexandre trouve plus difficilement sa place dans ce monde essentiellement féminin, elles sont touchées qu’on s’intéresse à leur travail. Et avec patience elles montrent à Domitille comment écraser les pois, dans quel ordre vider les poissons frais et comment bien tenir la marmite pour piler le manioc.

Elles s’amusent de voir sa lenteur, ses maladresses, mais les rires sont chaleureux et l’affection des professeurs de cuisine tellement maternelle !

Le temps passe rythmé par le bâton qui frappe pour piler et les cris joyeux des femmes, et on finit par penser que la cuisine est décidément la grande richesse de ce pays ! 

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Cacao made in Côte d'Ivoire

L’autre événement marquant est la visite cette semaine des plantations du Foyer. Quelques dizaines d’hectares qui devraient permettre au Foyer de vivre de façon autonome dans cinq ans. Pour le moment, les hévéas sont encore trop jeunes pour être saignés et que l’on puisse récolter la précieuse sève qui sert à la fabrication du caoutchouc. Et les cacaotiers ne produisent pas leur rendement maximal, faute de produits d’entretien pour lutter contre les maladies. Mais qu’importe les membres de Foyers sont fiers de leur terre, terre qui nourrit toute la Côte d’Ivoire !

Si l’essentiel des plantations est occupé par les arbres, chaque espace disponible est utilisé pour planter d’autres cultures : des haricots, des ignames, du soja et même un peu de riz. Nous sommes loin de nos parcelles géométriques. Ici nos yeux ignorants ont du mal à comprendre comment on retrouve sa culture !

Notre visite nous pousse à découvrir au bout de 15 minutes de marche d’un sentier dans la brousse, la maison de l’exploitant. Sa troisième femme est présente avec ses deux enfants. Nous sommes dimanche et elle coupe à la machette des noix de cocos pour le repas. Le spectacle est déroutant : notre esprit d’européen peine à croire qu’elle puisse habiter ici. Sa maison est constituée d’une pièce unique sans lumière et dont les murs s’émiettent. L’espace à vivre semble être la cuisine à l’extérieur constitué d’un toit de feuille de palmier sous lequel une marmite bout. C’est tout. Et pourtant, le Père nous assure que son mari gagne très correctement son pain. Les trois femmes et la douzaine d’enfants qu’il doit entretenir ne lui permettent effectivement pas d’avoir un grand train de vie, mais ils ne manquent de rien et ils possèdent même trois, quatre maisons (ou plutôt lieux de vie), un pour chacune de ses femmes.

Toutes nos rencontres et le temps passé avec la communauté nous permettent de bien avancer sur notre projet, et d’identifier des missions de volontaires potentiels pour les années à venir. Lundi nous quitterons déjà la Côte d’Ivoire pour le Foyer de Remera au Rwanda. D’ici là il nous reste du foutou à piler et d’autres plantations à visiter. 

La vie au Foyer de Charité de Zebra

19 octobre 2015

La vie au Foyer de Charité de Zebra alterne entre service, prière et … sieste, Afrique oblige !

Les membres du Foyer sont levés très tôt, et chacun médite une heure avant la messe de 7h. Nous nous joignons à eux à ce moment là, trop fatigués de la veille pour nous lever plus tôt. Le Foyer accueille souvent des amis à sa table. Aujourd’hui, Henriette vient prendre le petit-déjeuner avec la communauté. Elle est institutrice de l’enseignement catholique. Elle choisit de ne pas faire grève, comme certains de ses collègues, malgré 17 mois de salaire de retard.

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Les soeurs Astérie, Roseline, Nathalie, Marie-Madeleine et Marthe assurent à tour de rôle leur service : elles vont au marché, cuisinent pour les retraitants ou s'assurent que les chambres soient accueillantes. Frère Franck, seul homme de la maison avec le Père Lega, donne ses consignes aux ouvriers qui entretiennent le jardin. La nature est magnifique, tout pousse très vite ici. On se promène entre les cocotiers, les palmiers, et les buissons de fleurs multicolores. Alexandre donne un coup de main à Frère Franck pour réparer un circuit électrique et traiter les portes de la chapelle contre les termites, avec lesquelles le frère se bat depuis son arrivée au Foyer.

Aujourd'hui, nous accompagnons Soeur Marthe au marché à Daloa. Il faut s'y rendre en voiture, à 10 kilomètres de piste. Soeur Roseline nous conduit car elle est la seule avec le Père à avoir le permis. Au milieu des klaxons et des embouteillages, nous devons faire un détour : l'Etat goudronne enfin une rue traversant le centre ville. Lorsque nous sautons du vieux 4x4, c'est pour plonger en pleine folie !

Le marché est immense, et les étalages se superposent, agencés de manière à ne perdre aucune place, formant des centaines de petites ruelles, et un vrai labyrinthe pour un novice. Sous les toiles protégeant du soleil, la chaleur est étouffante. Les odeurs d’épices, d’entrailles de poissons, de viande cuite, de savon, d’huile, de poussière et de poulailler se mélangent. Etant les seuls blancs de la ville et certains qu’il ne doit pas y en avoir souvent, nous sommes l’attraction du jour. Tous les yeux du marché nous suivent. On nous attrape, on nous suit, on nous interpelle : « ça va les blancs ? viens nous prendre en photo ! » Sœur Marthe connaît le marché par cœur et sait où trouver ce qu’elle cherche. Nous embauchons une jeune fille de 12 ans pour porter sur sa tête à tour de rôle 12 kilos d’oignons, 15 kilos d’ignames, un immense panier rempli de tomates et de piments, ou une caisse de poissons. On se demande comment son cou ne casse pas, mais il est hors de question pour elle et pour tout le marché qui nous observe que nous portions cela à sa place. Après une demi-journée dans le marché, nous rentrons au Foyer épuisés mais heureux, pour une sieste merveilleuse.

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Veillée de prière et funérailles

En fin d’après-midi, la communauté se retrouve généralement pour une demi-heure d’adoration suivie d’un chapelet et des vêpres. Cette semaine cependant c’est un peu particulier. La fille d’un vieil ami du Foyer est morte. Un temps de prière est organisé pour veiller le corps de la défunte, toute la nuit. La famille de Mirieille Liliane est réunie sur des chaises en plastique sur la place du village. C’est une famille africaine, il y a plus de 150 personnes. Nous disons le chapelet et entre chaque dizaine, une en français et une en bété, les femmes se passent le micro. Elles hurlent à pleins poumons des chants de prière. L’extinction des bougies et celle de la voix des chanteuses marque la fin de la veillée catholique. Commence alors la veillée traditionnelle. Un DJ local est présent et il pousse au maximum de vieilles enceintes qui crachent les musiques actuelles ivoiriennes. Les femmes dansent devant le cercueil, elles bougent en rythme leurs hanches et frappent des mains.

Le lendemain, après la messe d’enterrement, le corps est mis en terre à l’entrée du village. Le trou est trop petit pour que le cercueil entre et les hommes doivent creuser de nouveau à la pelle. Des femmes crient, pleurent et se tordent de douleur, allongées au sol. On finit par les éloigner de la tombe, l’une d’entre elle perd connaissance. Nous prions pour la défunte et ses proches, conscients que notre présence intrigue autant qu’elle honore la famille affectée.

Dans les jours qui viennent, nous découvrirons d'autres réalités du Foyer, les plantations de cacao et d'hévéa. Mais pour l'instant il nous faut dormir pour récupérer de la chaleur, des couleurs et des émotions.
 

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Afrique, terre d'accueil

Foyer de Charité de Zebra - Côte d'Ivoire

13 octobre 2015


L’Afrique ne trahit pas à sa réputation de terre d’accueil !

Fraîchement débarqués à l’aéroport, le Père Lega du Foyer de Charité de Zebra nous attend, et le trajet qu’il nous a prévu jusqu’au Foyer est la preuve de cet accueil ! 
Comme nous arrivons le soir, il est trop tard pour faire la route de nuit et nous logeons chez des Franciscains d’Abidjan, servis comme des rois !

Au petit matin nous prenons la route pour le Foyer à 400 kilomètres d’Abidjan. La vieille jeep du Père accueille comme passager le nouveau crucifix de l’Eglise du Foyer. Il a été fait sur mesure par un artisan d’Abidjan et nous passons le chercher. Accueillir le Christ dans le coffre de sa voiture est plutôt sympathique mais cela nous oblige aussi à rouler doucement, en prenant gare aux nombreux nid de poules qui jonchent les routes du pays.

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Dans un premier temps, nous prenons l'autoroute du nord. Quelques centaines de kilomètres qui à première vue ne diffèrent pas trop de nos routes : des péages, des longues lignes droites, des limitations de vitesse et même des radars !
Et pourtant...

Au bourdonnement incessant d'Abidjan succède le calme des hautes plantations d'arbres à caoutchouc, les hévéas. La route est striée de pistes qui conduisent à des petits villages. Le paysage défile sous nos yeux : des cases en terre, des enfants qui courrent, des femmes qui pilent le manioc.

Au premier péage retentissent des sirènes stridentes. Une dizaine de voitures présidentielles font leur apparition, obligeant toute la file à les laisser passer. Les 4x4 Land Rover flambants neufs passent sans même payer, ce qui énerve le Père, et nous illustre tristement la corruption du pays.

L'autoroute s'arrête à Yamoussoukro, la ville de l'ancien président, et nous découvrons avec stupeur la démesure des infrastructures qu'il y a fait construire. La cité que l'on dit "capitale politique" peine à accueillir les sièges des institutions politiques restées dans les faits à Abidjan. Les palais sont neufs et les avenues superbement éclairées, mais désespérément vides. Si tant est qu'un endroit peut rester vide en Afrique...

Nous en profitons pour manger chez une famille amie du Foyer, encore une fois touchés par l'accueil !

La visite s'achève par le tour de la cathédrale Notre Dame de la Paix, la puissante cathédrale de Yamoussoukro qui défie la taille de St Pierre de Rome, et dont les infrastructures surdéveloppées nous laissent pantois. Comment peuvent se côtoyer de si près des maisons en terre et de telles prouesses technologiques ?

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Tout au long des 100 derniers kilomètres, surgis de nulle part, quelques hommes, machettes à la main, marchent le regard droit, le corps sculpté par le labeur. Ici il n'y a pas de tracteurs, ils taillent à mains nues leurs hectares de plantations. A 16h30 ils rentrent chez eux. Le repas doit être fait avant la tombée de la nuit à 18h, ils n'ont pas l'électricité dans leur village.

Après 10h de route, épuisés, nous arrivons enfin au Foyer. Ici on roule fenêtre ouvertes, les gaz qui s'échappent des voitures rarement aux normes nous ont noircis la peau et les poumons. Mais c'est curieux et très heureux que nous découvrons enfin le Foyer de Zebra, encore une fois accueillis comme des rois !

It's time for Africa

25 septembre 2015

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Un mariage

Ca y est, nous sommes mariés ! Notre aventure à deux prend une nouvelle dimension, et c'est génial. Engagez-vous, rengagez-vous, qu'ils disaient. D'ailleurs à propos d'engagement, notre mois de septembre est entièrement consacré à notre départ qui approche ! #hyperexcités

Un départ

Alexandre a quitté son travail à la Compagnie des Sens (après avoir fait le plein d’huiles essentielles indispensables aux globe-trotters). Domitille a rendu son mémoire. Notre nouvel appareil photo est arrivé. Nous avons acheté des sandales et de l’anti-moustique. Nos visas sont en cours de préparation. Alexandre doit se faire vacciner contre la fièvre jaune. Nous cherchons activement l’argent qu’il nous manque pour la fin du voyage. Nous relançons les médias qui veulent bien parler de Resplandor (article à paraître dans La Croix très prochainement J). Nous finalisons les détails administratifs d’assurances en cas de rapatriement d’urgence. Nous préparons une retraite d’une semaine dans le Foyer de Charité de la Flatière. Alexandre relit Tintin au Congo. Nous avons la chance d’étudier en profondeur le texte fondateur des Foyers de Charité de Marthe Robin. Nous profitons du soleil Lyonnais et des sommets Valaisans. Nous préparons les dossiers qui nous servirons pour recenser les besoins des Foyers de Charité du monde. Nous terminons les cartes de remerciement pour notre mariage. Etc. Etc.

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Promis, vous serez épargnés de tous les détails. Mais aujourd'hui, et ça valait bien un premier article sur le site : tsamina mina he he, nos billets pour l'Afrique sont arrivés !

Départ prévu le 12 octobre pour Abidjan ! D'ici Noël nous visiterons donc les Foyers de Charité de Côte d'Ivoire, du Rwanda, de l'Ile Maurice, du Cameroun et du Sénégal !

C'est l'occasion pour nous de vous faire partager notre joie de voir notre projet démarrer tout bientôt, et surtout de vous remercier pour votre soutien moral, spirituel et financier ! C'est incroyable, vous êtes vraiment nombreux à nous encourager ! Promis, faute d'avoir de la place dans nos valises, nous gardons une place pour vous dans nos coeurs et nos prières ! Nous avons vraiment hâte de vous partager nos aventures !

Waka waka hehe, it's time for Africa !